L’industrie de la transformation de genre

Publié le 24 mars 2026 | Temps de lecture : 4 minutes

À quatorze ans, une adolescente a-t-elle la maturité pour renoncer définitivement à enfanter ? C’est la question que je me suis posée en lisant un article publié vendredi dernier.

Dans ce texte, on apprend que le Collège des médecins a classé sans suite une plainte concernant une docteure qui a prescrit de la testostérone à une adolescente mineure qui, en absence de ses parents, lui exprimait sa volonté de changer de genre.

« La fertilité, je comprends que c’est loin peut-être, pour toi, à 14 ans. Est-ce que c’est quelque chose que tu veux conserver avant de commencer ?» demande la docteure à la jeune adolescente, qui répond qu’elle sait déjà qu’elle ne veut pas d’enfant.

Les études ont démontré que dans la majorité des cas, la dysphorie de genre disparait à l’issue de la puberté. Autrement dit, le meilleur remède à la dysphorie de genre, c’est la puberté.

Indépendamment des prétentions du contraire, il n’existe pas de preuve que le traitement pharmacologique de cette atteinte soit supérieur à la puberté.

Toutefois, ce qu’on ignore, c’est l’efficacité de la puberté dans les cas graves. En somme, dans ces cas, doit-on traiter ou non ? Personne ne le sait.

Lorsqu’une jeune fille considère que son sexe biologique (le sexe féminin) ne correspond pas à ce qu’elle aspire à devenir à l’âge adulte, le traitement médical comprend trois étapes.

Elle reçoit d’abord des bloqueurs de la puberté, puis des injections de testostérone et enfin, elle subit l’ablation des seins. Ce sont les trois étapes d’une thérapie ’transaffirmative’.

La deuxième étape, soit la prescription de testostérone, comporte un risque de stérilité.

À l’étape finale (la chirurgie), c’est l’expérience de l’allaitement maternel qui est irrévocablement abandonnée.

Autrefois, les chirurgiens attendaient que leur patiente ait atteint l’âge de la maturité avant de procéder à l’ablation des seins. Ce n’est plus le cas de nos jours. En 2023 au Québec, 18 adolescentes mineures ont subi une telle opération.

Pour justifier sa pratique de la médecine transaffirmative à l’insu des parents, une thérapeute déclarait à l’émission Enquêtes que les parents ne savent pas ce qui se passe dans la tête de leurs enfants.

Il est difficile de croire qu’après une ou deux consultations de moins d’une heure, une docteure soit plus compétente pour juger de l’à-propos d’une transition de genre que ceux qui ont élevé cette adolescente depuis 14 ans et qui l’ont vu s’entêter à vouloir un objet dont elle s’est lassée ultérieurement.

Effectivement dans les trois cas d’ablation des seins chez des mineures interrogées par l’émission Enquêtes, une seule n’a pas regretté son choix; les deux autres ont souhaité une reconstruction mammaire quelques années plus tard.

Conclusion

Les enfants qui éprouvent de la dysphorie de genre font partie de l’ensemble beaucoup plus vaste des gens qui sont mal dans leur peau.

On peut l’être parce qu’on se trouve laid, parce qu’on est obèse ou trop maigre, trop grand ou trop petit, et finalement parce qu’on estime être né(e) femme dans un corps d’homme ou l’inverse.

Et comme c’est le cas chez toutes les personnes insatisfaites d’elles-mêmes, le conflit entre le sexe biologique et l’identité de genre entraine un certain nombre de conséquences cliniques, dont l’anxiété, la dépression, l’insomnie et, dans les cas extrêmes, les idées suicidaires.

Aux États-Unis, les médecins qui font partie des activistes de la ‘transaffirmation’ se sont assurés que les normes de pratique de leur ordre professionnel soient conformes à leur idéologie.

Leur influence a déteint au Québec. Voilà pourquoi, ici même, les parents ont été dépossédés de leur droit de décider de ce qui est le mieux pour leur enfant au profit de l’industrie de la transition de genre, seule compétente pour en juger.

Références :
Blâmée pour avoir prescrit trop rapidement de la testostérone à une ado
La dysphorie de genre chez l’enfant
La théorie du genre et ses excès
Psychosexual Outcome of Gender-Dysphoric Children
Standards of Care for the Health of Transgender and Gender Diverse People
Transition médicale de genre chez les mineurs : le Québec va-t-il trop vite?

Laissez un commentaire »

| Sociologie | Mots-clés : , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La théorie du genre et l’AFP

Publié le 25 mars 2025 | Temps de lecture : 2 minutes

Après la promotion de l’égalité des sexes, après la lutte contre la ségrégation raciale, après la défense des droits des minorités sexuelles, l’Occident a fait de la défense des ‘minorités de genre’, le combat ultime pour les droits de la personne.

Jusqu’à tout récemment, Washington dépensait des sommes considérables pour faire la promotion mondiale de la théorie du genre grâce à la collaboration des agences de presse occidentales, de même que celle de milliers de médias et de journalistes.

Évidemment, ce n’est pas parce que ces agences de presse ont perdu récemment leur financement américain que les rédacteurs de leurs dépêches ont soudainement changé d’avis à ce sujet.

Voilà pourquoi, plus tôt ce matin, l’Agence France-Presse annonçait faussement que la Fédération internationale d’athlétisme voulait déterminer le ‘genre’ des athlètes grâce à un prélèvement buccal.

En réalité, ce que la Fédération veut savoir, c’est le sexe et non le ‘genre’ des athlètes.

L’analyse chromosomique des cellules récoltées par frottis buccal permet de déterminer le sexe biologique. Celui-ci est un fait objectif et vérifiable, alors qu’il n’y a pas de test de laboratoire qui permet de déterminer le ‘genre’.


 
À l’annonce de cette nouvelle fallacieuse, j’ai posté sur le site de Radio-Canada un premier rectificatif qui a été censuré.

Croyant qu’il l’avait été en raison du reproche final adressé à l’Agence France-Presse, j’ai publié un deuxième rectificatif, purgé de ce reproche. Peine perdue; ce deuxième correctif fut également refusé par Radio-Canada.

En conclusion, la ‘nétiquette’ de Radio-Canada interdit la critique de la théorie du genre parce que cela pourrait offenser ceux qui y croient…

Compléments de lecture :
La dysphorie de genre chez l’enfant
La théorie du genre et ses excès

4 commentaires

| Sociologie, Sport | Mots-clés : , , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel