Pierre Séguier, chancelier de France, de Charles Le Brun (vers 1655-1661)
« Emmanuel who ? »
Le 22 septembre dernier, après avoir prononcé à l’Onu un discours sur la Palestine, Emmanuel Macron était attendu au Consulat général de la France à New York, située 2,3 km plus loin.
Toutefois, il fut bloqué par des barrières érigées pour permettre le passage du convoi de Donald Trump.
Les ordres étant les ordres, monsieur Macron fut incapable de convaincre le policier qui lui interdisait le passage. Et ce, malgré son statut de chef d’État de la quatrième ou cinquième puissance mondiale.
En désespoir de cause, Macron se décida alors d’appeler Donald Trump.
Sans qu’on sache très bien si cet appel y changea quelque chose, le président français eut finalement la possibilité, quelques minutes plus tard, de poursuivre sa route à pied.
Une visite à Arras sous la pluie
Le 19 novembre, Emmanuel Macron se rendait au lycée Gambetta-Carnot de la ville d’Arras (une ville du Pas-de-Calais) pour y rencontrer des citoyens au sujet des ‘fausses informations’ véhiculés sur les médias sociaux.
Mais voilà que le cortège présidentiel se retrouve nez-à-nez avec 200 agriculteurs en colère contre le projet de traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays d’Amérique du Sud.
Devant l’impossibilité d’aller plus loin, les services de sécurité lui conseillent de faire le reste du trajet à pied.
Mais voilà que la météo de cette journée fraiche d’automne, débutée sous un ciel maussade, s’est transformée en averses abondantes.
Finalement, lorsqu’on trouve un parapluie au président, il est trop tard; sa chemise blanche est déjà complètement détrempée.
Lorsqu’on sait que l’État français débourse annuellement plus de 60 000 euros pour le maquillage de la première dame et pour la coiffure du couple présidentiel, cet incident avait de quoi susciter la contrariété du chef de l’État, souscieux de son image.
Aussi, le soir même, il donne l’ordre que soit congédié le préfet du Pas-de-Calais (officier de la Légion d’honneur). Trois jours plus tard, il est remplacé par un ex-chef de cabinet d’Emmanuel Macron à l’Élysée.
Références :
Après le fiasco de son déplacement dans le Pas-de-Calais, Emmanuel Macron vire le préfet !
Emmanuel Macron obligé de marcher sous la pluie: le préfet du Pas-de-Calais, beau-frère du général de Villiers, limogé
Macron bloqué par la police en raison du passage du convoi de Trump
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 + objectif M.Zuiko 12-40&mm F/2,8 — 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 34 mm
Le remplacement d’un préfet pour une coiffure mouillée… voilà qui n’est pas beau du tout.
A-t-on vérifié si c’est la vraie raison ? Le congédié a-t-il pu s’exprimer, s’expliquer publiquement ? Il doit le faire. Pour dire la vérité à tous. Pourquoi la France Insoumise et le RN n’ont-ils pas évoqué l’incident ?
J’admire le président Macron pour sa lucidité envers un Poutine qui a trahi l’esprit pacifique de Gorbatchev et de Yeltsine. Après l’Ukraine, ce sera le tour des pays baltes.
J’admire le président Macron pour ne pas s’être comporté en dictateur envers l’impudent et violent quidam qui l’a giflé publiquement pendant que le président dans la foule serrait des mains.
Je suis de centre-gauche et lui plus droite que centre-droit.
Je déplore donc qu’il ait pensé que la politique de l’offre allait faire ruisseler l’argent sur toutes les têtes pour effacer même le déficit annuel du budget de l’État, voire dégager des surplus pour rembourser la dette publique française. Il s’est trompé.
Les riches ne travaillent pas pour le pays. Mais pour eux-mêmes. De même l’ouvrier et le fonctionnaire et quasi tous les salariés…
Ce très digne président n’a pas été assez drastique à l’égard des islamistes qui ont noyauté les communautés musulmanes dans les quartiers. Il faut investir ces quartiers par des fonctionnaires à poigne, jusque dans les écoles et même dans les familles pour contrer la « cheptellisation » islamique de la gent féminine.
« Cheptellisation », voilà le néologisme adéquat.
Ce président très humaine, trop humain, n’a pas été adéquat envers les diverses mafias et gangs qui gangrènent les villes françaises.
En cet enjeu, j’aurais été plus dur que la droite française : il faut tirer à vue sur tout vendeur ou quêteur de coin de rue. Sur simple enquête policière sommaire, et en pré-jugement, tirer dans les jambes avec des policiers infiltrés dans les gangs et les clans mafieux.
Ce qui précède est épouvantable. Je le sais, le déplore et la rage au coeur il faut le faire.
Dur, archi dur, mais nécessaire comme une opération à coeur ouvert. Tu peux ne pas t’en relever. Mais sans la faire il est certain que tu ne te relèveras pas.
Tout comme la mollesse précède la décomposition, de même la fermeté prélude à la revitalisation.
La démocratie et la douceur de son droit sont faits pour le citoyen vertueux (dixunt les Lumières, fondatrices de nos États démocratiques).
À l’égard du criminel organisé ou professionnel, il faut la position de John Locke : le criminel professionnel a décidé lui-même d’être hors-citoyenneté et d’être éventuellement broyé par la société qu’il a décidé d’agresser.
Ainsi, il a pris lui-même le risque d’être pourchassé comme on le fait avec la vermine. Nous devons lui faire comprendre qu’il a perdu son pari pervers contre notre démocratie solide.
Terrible ! Terrible ! Terrible ! J’en conviens, le déplore et le ferais.
Je ne suis pas un fasciste. Je suis un démocrate aux poings de fer.
Gants de velours pour tous mes seuls bons autres compatriotes.
La démocratie a un prix qu’il faut payer : le courage de frapper les parasitaires toxiques qui veulent se soustraire à ses lois.
Avant même que ce nettoyage ne soit lancé, il faut investir les écoles par des éducateurs-civiques qui, sans peur de rien et avec une volonté de fer, vont accompagner les jeunes de 12 à 18 ans pour les rencontrer deux heures toutes les semaines dans des formations éthiques très pratiques avec des dévoilements des faits divers les plus récents.
Ces éducateurs-civiques en feront rien d’autres que des Régulus, des Caton, des Cincinnatus et de Gavroche . Seule cette éducation leur élèvera à la hauteur inspirante des Jean Moulin, des Jean Jaurès et des Michel Chartrand.
La santé est d’un grand prix. Les gens qui vivent longtemps et en bonne santé vous diront le prix (en efforts, en vigilance, en prudence) qu’ils ont payé pour cette santé sans prix.
Affirmer ne pas être fasciste et promouvoir leurs méthodes est incohérent.
J’ai longuement hésité à l’idée de censurer votre paragraphe qui débute par « En cet enjeu, j’aurais été plus dur que la droite française ».
Concrètement, quand la police tire dans les jambes d’un malfaiteur qui ne les menace pas, celui-ci dégaine ou tente de dégainer son arme (s’il en a une) pour se défendre. Cette réaction prévisible justifie son meurtre au nom de la légitime défense policière. En somme, cette exécution extra-judiciaire est du fascisme pur.
Quant à l’idée de tirer sur une personne non armée du simple fait qu’elle vend (de la drogue) ou que c’est un mendiant…
J’ai conservé ce paragraphe parce que ce n’est pas mon rôle de vous protéger contre vous-même.
Et parce que cela démontre que sont certains des plus ardents admirateurs d’Emmanueľ