S’il existe un sujet tabou que même les ONG qui luttent en faveur de l’environnement n’osent pas aborder, c’est le cout environnemental des guerres.
En raison de cette omerta, même les bonnes nouvelles passent inaperçues dans nos médias.
C’est le cas de l’annonce ce matin de la mise au point en Chine d’un drone en bambou.
Comme on peut s’en douter, l’engin n’est pas complètement biodégradable. Mais c’est le cas de son fuselage, de ses ailes, et son empennage (c’est-à-dire de ses ailes arrières).
Si bien que la structure du drone — ce qui exclut son moteur, ses circuits électroniques et sa charge explosive — est vingt pour cent plus légère et ses couts de production, réduits des trois quarts.
Le prototype mis au point par les chercheurs chinois possède une envergure de 2,5 mètres et pèse sept kilos. Son autonomie est d’une heure à la vitesse de 100 km/h.
Comme bien d’autres, il est capable de décoller et d’atterrir à la verticale.
Au-delà des applications militaires, on peut espérer qu’un jour prochain, les millions de drones grand public cessent d’être faits en plastique, réduisant d’autant leur empreinte environnementale.
Références :
Le cout environnemental de la guerre
75% cost cut: China unveils world’s first fixed-wing drone made of bamboo fibre
Écrit par Jean-Pierre Martel