L’invasion de Taïwan par la Chine continentale

Le 12 mars 2023

Deux républiques, un pays

L’Onu a été créée le 24 octobre 1945 à la suite de la ratification de sa Charte par un certain nombre de pays, dont la Chine.

À l’époque, ce pays était en proie à une guerre civile qui durait depuis des décennies. Celle-ci opposait d’une part le gouvernement du Kuomintang, soutenu par les États-Unis et dirigé par Tchang Kaï-check, et d’autre part, le Parti communiste chinois dirigé par Mao Zedong.

En 1949, lorsque le Parti communiste victorieux proclame la République populaire de Chine, Tchang Kaï-check et ses soldats se réfugient sur l’ile chinoise de Taïwan où ils fondent la République de Chine.

Chacune de ces deux républiques revendique alors la pleine et légitime souveraineté sur la totalité du territoire chinois (Chine continentale et Taïwan).

Toutefois, à l’Onu, c’est le gouvernement militaire de Tchang Kaï-check — le signataire de la Charte de l’Onu — qui représente l’ensemble de la population chinoise.

Lorsque finalement la Chine de Mao Zedong fait son entrée à l’Onu en 1971, c’est à la condition que Taïwan en soit expulsé et que Beijing soit seul à parler au nom de la nation chinoise.

Bref, en vertu du droit international, Taïwan fait toujours partie de la Chine.

Qu’il s’agisse de Taïwan et des (anciennes) régions autonomes de Hong Kong ou de Macao, la politique de la Chine a toujours reposé sur la conviction que le temps jouait en sa faveur. En somme, il suffisait d’attendre pour que, comme des fruits murs, ces territoires tombent d’eux-mêmes dans le giron chinois.

Ce fut le cas de Hong Kong et de Macao, rétrocédés à la Chine en 1997 et en 1999.

Reste Taïwan.

L’indépendance de Taïwan, un tabou

En 1947, avant la victoire du Parti communiste, l’ile de Taïwan était gouvernée de Nanjing (en Chine continentale) par le gouvernement de Tchang Kaï-check.

Or cette année-là, l’ile connut des épidémies de peste et de choléra, de même que des pénuries alimentaires. Tout cela provoqua des émeutes dont la répression par le Kuomintang fit trente-mille morts.

Deux ans plus tard, lorsque le gouvernement de Tchang Kaï-check s’exile à Taïwan, l’ile est peuplée de différents peuples hostiles pour qui les troupes de Tchang Kaï-check sont des envahisseurs.

Pendant les 38 ans qui suivirent — une période connue sous le nom de Terreur Blanche — l’ile fut placée sous le régime de la loi martiale. Aux yeux des Taïwanais, les régimes totalitaires du Kuomintang et celui de Mao Zedong semblaient bonnet blanc et blanc bonnet.

En 1986 eut lieu la première élection présidentielle au suffrage universel. En 2000, le Kuomintang perd le pouvoir et le nouveau président entreprend la consolidation de l’identité taïwanaise.

Quelques élections plus tard, Mme Tsai Ing-wen est élue à la présidence à partir d’un programme politique où transpire l’aspiration à la sécession avec Beijing.

Après une gestion autoritaire de la pandémie — moins contraignante toutefois que la politique Zéro Covid de Beijing — Taïwan leva presque toutes les restrictions sanitaires en mai 2022.

Cette liberté retrouvée fut soulignée par les dirigeants taïwanais comme un avantage d’être citoyen d’un pays libre.

Pour tous ceux qui n’ont jamais connu la dictature de Tchang Kaï-check, qui ont accès librement à la technologie occidentale et qui passent quotidiennement des heures sur les médias sociaux, il est inconcevable que leur ile puisse un jour être dirigée par le Parti communiste chinois.

Pour Beijing, il n’est plus certain que le temps joue en sa faveur.

Toutefois, un peu à l’image du Québec, l’opinion des Taïwanais est ambivalente. S’ils rejettent massivement la réunification politique de la Chine, ils rejettent aussi majoritairement son contraire, soit une indépendance qu’ils jugent imprudente dans la mesure où ils craignent qu’elle provoque l’invasion de l’ile par l’armée chinoise.

Pour une majorité de Taïwanais, l’idéal est un statuquo dont la durée serait indéfinie.

En 2022, 28,7 % des Taïwanais souhaitaient le maintien de statuquo avec la possibilité d’en décider autrement plus tard, 28,5 % voulaient le prolongement indéfini du statuquo, et 25,4 % souhaitaient le maintien du statuquo pour l’instant, mais tout en travaillant à une indépendance éventuelle.

Des relations commerciales protectrices

Dans les années qui suivirent l’avènement des microordinateurs personnels, les clones d’IBM-PC étaient tous fabriqués à Taïwan.

Peu à peu, lorsque Taïwan a perdu ce monopole, l’ile s’est recyclée dans la fabrication des semi-conducteurs.

En 2021, la production mondiale des semi-conducteurs se répartissait comme suit :
• Taïwan 65 %,
• Corée du Sud 15 %,
• États-Unis 7 %,
• Chine 6 %, et
• autres 7 %.

Or ceux-ci sont des composants essentiels de tout produit de consommation dit ‘intelligent’, du réfrigérateur haut de gamme, au téléviseur branché, en passant par l’auto électrique, etc.

Parmi les fabricants mondiaux de semi-conducteurs, c’est à Taïwan qu’on trouve TSMC (au 3e rang mondial) et MediaTek (au 9e rang). Au-delà de ce palmarès, c’est à Taïwan qu’on fabrique les puces les plus avancées du monde.

Signalons que TSMC est le fabricant exclusif des processeurs des iPhone, iPad et ordinateurs Macintosh.

Taïwan vend ses semi-conducteurs à tous ceux qui veulent en acheter.

En raison de l’importance industrielle des semi-conducteurs, toute menace à l’approvisionnement américaine en semi-conducteurs taïwanais devient une menace aux intérêts géostratégiques des États-Unis. Taïwan croit s’assurer ainsi de la protection militaire américaine en cas d’invasion chinoise.

Par contre, en étant également un fournisseur stratégique de la Chine, toute invasion de l’ile par cette dernière pourrait s’avérer catastrophique pour l’industrie chinoise si Taïwan pratiquait une politique de terre brulée — c’est-à-dire le sabotage de ses propres usines — dès le début d’une invasion chinoise.

En contrepartie, Taïwan dépend totalement des terres rares importées de Chine continentale pour la fabrication de ses semi-conducteurs.

C’est donc par le biais de cette dépendance réciproque que Taïwan espère vivre en paix avec son puissant voisin.

L’envers du décor

Afin de se préparer à toutes les éventualités, le Pentagone se livre périodiquement à des simulations de conflits armés. Deux équipes de généraux américains se font alors la guerre avec les forces dont les belligérants disposeraient si elles devaient s’affronter.

Or à l’issue de toutes les simulations d’une invasion hypothétique de l’armée chinoise à Taïwan, Washington perdait la guerre.

Convaincus que l’ile est indéfendable, les États-Unis ont commencé à se sevrer de leur dépendance en semi-conducteurs taïwanais.

En juillet 2022, le Congrès américain a adopté le CHIPS and Science Act. Celui-ci prévoit 39 milliards$ de prêts industriels et 13,2 milliards$ d’investissements publics dans la recherche relative aux semi-conducteurs.

De plus, Washington accorde un crédit d’impôt de 25 % afin de favoriser l’augmentation de la capacité manufacturière à ce sujet en sol américain (qui répondait à 37 % des besoins du pays en 1990, mais à seulement 12 % de nos jours).

Depuis l’adoption de cette loi, Micron Technology a annoncé un investissement de 40 milliards$ aux États-Unis.

Qualcomm et GlobalFoundries ont annoncé une augmentation de la capacité industrielle de leur usine de l’État de New York, au cout de 4,2 milliards$.

Parallèlement, le département du Commerce américain a ordonné l’an dernier un blocus technologique contre la Chine.

Ce blocus interdit l’exportation en Chine :
• de puces électroniques puissantes, notamment celles qui servent à l’intelligence artificielle,
• du matériel robotisé nécessaire à leur fabrication,
• des ingrédients qui entrent dans leur composition, et
• des logiciels nécessaires à leur conception.

Au départ, le blocus concernait uniquement l’exportation par des entreprises américaines. Mais depuis janvier dernier, les États-Unis ont conclu des accords avec le Japon et les Pays-Bas qui calfeutrent les fuites possibles vers la Chine de puces fabriquées dans ces deux pays.

Taïwan ne participe pas à ce blocus technologique qui n’est ni dans son intérêt commercial ni son intérêt sécuritaire.

Mais au cas, où les dirigeants taïwanais en décideraient autrement par aveuglement idéologique, la Chine a entrepris d’effectuer sa propre recherche de pointe dans ce secteur.

Le 2 mars dernier, l’Institut australien de politique stratégique publiait une étude effectuée sur plus d’un an et qui conclut que la recherche chinoise était en avance dans 37 des 44 technologies de pointe étudiées.

De leur côté, les États-Unis demeuraient en avance dans des secteurs comme les vaccins, l’informatique quantique et les systèmes de lancement de vaisseaux spatiaux.

Dans le cas de certains domaines de haute technologie, les dix meilleurs instituts de recherche au monde sont situés en Chine et produisent collectivement neuf fois plus d’études scientifiques que le deuxième leadeur mondial (souvent, les États-Unis).

En somme, il y eut une époque où la Chine était une puissance manufacturière qui se contentait de pirater des brevets occidentaux. Cette époque est révolue depuis longtemps; au cours de la dernière décennie, la Chine est lentement devenue un chef de file technologique devançant les États-Unis dans la majorité des domaines.

Inciter la Chine à s’armer

Depuis des années, des groupes de réflexion américains discutent de l’opportunité d’une guerre ‘préventive’ contre la Chine. Comme celle que la France a déclarée (et perdue) contre la Prusse en 1870.

Même si rien n’indique que Washington y songe sérieusement, la rhétorique belliqueuse de Washington à l’égard de la Chine a tout pour inquiéter cette dernière.

Jamais n’a-t-on vu deux partenaires économiques aussi intimement liés entretenir de si mauvaises relations.

Prenons trois exemples récents.

Les dangereux ballons-espions chinois

L’armée américaine a dernièrement abattu quatre ‘ballons-espions’ chinois qui, dit-on, voulaient cartographier des bases stratégiques de lancements de missiles intercontinentaux.

Si la Chine voulait réellement obtenir une vue aérienne de ces bases, elle n’avait qu’à utiliser Google Earth. Cela aurait été plus rapide et plus économique.

D’ailleurs, elle possède 260 satellites-espions qui épient la surface du globe et photographient déjà toutes les bases américaines.

Le danger de Tik Tok

Interdire à des fonctionnaires d’utiliser cette application, c’est l’équivalent de leur interdire de jouer aux cartes durant leurs heures de travail. Comment se fait-il qu’on ne l’ait pas fait avant ?

Mais pour ce qui est des dangers d’espionnage pour vous et moi, Tik Tok ne peut pas nous espionner plus que ce que font déjà les médias sociaux américains, c’est-à-dire le maximum que leur permet le système d’exploitation de nos ordinateurs et de nos appareils mobiles.

Si j’étais un utilisateur de Tik Tok, le Parti communiste chinois — et peut-être Xi Jinping en personne — saurait déjà que je m’appelle Louis-Philippe Demers (c’est mon pseudonyme sur les médias sociaux) et que je suis né le 27 mars 1975 (ce qui n’est pas le cas).

Et ce sont les États-Unis — qui, selon Edward Snowden, épient tous les courriels, tous les textos et tous les appels téléphoniques sur Terre — qui accusent la Chine d’espionnage…

La Chine a causé la pandémie au Covid-19

Voilà que Washington sort maintenant des boules à mites cette vieille accusation trumpienne selon laquelle la pandémie au Covid-19 aurait été causée par une fuite d’un laboratoire virologique de Wuhan.

Tenez-vous bien; l’accusation est portée non pas par un institut renommé de recherche scientifique, mais par le département… de l’Énergie. Elle est aussitôt relayée, non pas par la CIA, mais par le FBI (dont ce n’est pas le champ d’expertise).

Sans surprise, tous les médias occidentaux se sont empressés de répéter la ‘nouvelle’ comme des perroquets.

Doit-on s’étonner qu’il y a une semaine, la Chine ait annoncé la plus importante hausse de ses dépenses militaires depuis 2019. Si les États-Unis voulaient inciter la Chine à s’armer et la pousser dans les bras de la Russie, ils n’agiraient pas autrement.

Ces jours-ci, le message de Washington à la Chine est simple; nous vous interdisons de vendre des armes à la Russie, mais dès qu’on en aura fini avec elle, on vous arrangera le portrait.

Comme c’est subtil…

Au-delà de l’Ukraine

En recourant à la totalité des sanctions économiques et financières dont ils sont capables contre la Russie, les États-Unis ont informé involontairement la Chine des moyens contre lesquels celle-ci doit se prémunir en cas d’invasion de Taïwan.

Dans le cas de la Russie (dont le PIB est intermédiaire entre celui de l’Italie et de l’Espagne), le grand capital international a relevé — en quelques mois, mais au prix d’une inflation importante — le défi d’une ‘remondialisation’ rendu nécessaire par la rupture de dizaines de milliers de liens commerciaux directs avec la Russie et la création de milliers de liens indirects (par le biais de revendeurs situés dans des pays tiers).

Toutefois, ajoutez à cela une rupture de tous les liens commerciaux directs avec la Chine — la deuxième puissance économique mondiale — et vous créez un choc qui serait probablement suffisant pour provoquer l’effondrement de l’économie mondiale.

Par exemple, un blocus économique immédiat contre la Chine ferait en sorte que toutes les tablettes des quincailleries américaines se videraient d’outils en moins d’un mois. Et les compagnies américaines qui voudraient prendre la relève en seraient incapables en raison de la pénurie de main-d’œuvre consécutive à la pandémie de Covid-19 (un million de morts aux États-Unis).

Bref, un blocus économique et financier draconien contre la Chine est imprudent à brève ou à moyenne échéance.

En cas d’invasion, ce que feront les États-Unis, c’est de faire semblant d’être surpris et de condamner sévèrement la ‘traitrise chinoise’. Ce qui, toutefois, est encore hypothétique. Comme nous le verrons plus bas.

La seule chose qui ferait mal à la Chine serait la saisie de ses avoirs en Occident, notamment les bons du Trésor américain qu’elle possède.

En 2011, la Chine détenait à elle seule 12 % de la dette du gouvernement américain. Une décennie plus tard, au début de la guerre en Ukraine, elle en détenait trois fois moins.

Depuis la saisie des avoirs russes par de nombreux pays occidentaux, la Chine a accéléré sa vente de bons du Trésor américain. Ses avoirs ont baissé de 1 040 milliards$ au début de 2022 à 867 milliards$ un an plus tard.

En vendant des actifs qui rapportent des taux d’intérêt très faibles, la Chine se donne ainsi les moyens financiers de stimuler la demande intérieure chinoise dans l’éventualité d’un blocus économique occidental consécutive à une invasion taïwanaise.

De plus, en y allant à fond de train dans la fourniture d’armes à l’Ukraine, les pays occidentaux ont abondamment pigé dans leur arsenal militaire.

À l’exception des chasseurs-bombardiers (que l’Occident hésite encore à fournir à l’Ukraine), on estime que l’arsenal militaire occidental a fondu du tiers depuis le début de cette guerre par procuration.

Ce qui en laisse moins pour aider Taïwan dans le cas d’une invasion décidée par Beijing.

Et puisque la fabrication d’armement de pointe est extrêmement lente, on pourrait penser que c’est le temps idéal pour la Chine d’agir.

Mais c’est mal connaitre ce pays.

Dans toute son histoire, la Chine n’a jamais gagné une seule guerre. Et à l’exception de l’époque de Mao Zedong, elle n’a jamais cherché à imposer aux autres pays son modèle de gouvernement basé sur la méritocratie.

Le but de la Chine est d’arriver à ses fins avec le moins d’effort possible.

Le discours autonomiste du parti taïwanais au pouvoir inquiète Beijing. Mais compte tenu de l’opinion encore nuancée des Taïwanais, la Chine possède d’autres cartes dans son jeu.

Le mois dernier, les dirigeants du Kuomintang — le principal parti d’opposition à Taïwan — ont effectué un voyage de neuf jours en Chine continentale en vue de pourparlers avec leurs anciens ennemis communistes.

Ces parlementaires taïwanais souhaitent rassurer une partie de leur électorat qui craint que Taïwan subisse le même sort que l’Ukraine en se dressant comme un ennemi militaire de son puissant voisin.

De son côté, Beijing veut offrir à ce parti des arguments qui favoriseraient sa prise du pouvoir aux élections de janvier 2024 et du coup, qui prolongerait une stabilité rassurante autant pour les Chinois de Taïwan que pour ceux de Chine continentale.

Si cette stratégie échoue, la possibilité d’une invasion chinoise à Taïwan montera d’un cran.

Références :
Biden’s hugely consequential high-tech export ban on China, explained by an expert
China leading US in technology race in all but a few fields, thinktank finds
CHIPS and Science Act Will Lower Costs
En 2022, Taïwan exporte toujours plus de semi-conducteurs
Incident 228
La Chine détient de moins en moins de dette américaine et voilà pourquoi ça ne changera pas grand chose pour les Etats-Unis
La Chine augmente son budget de la Défense
L’armée française manque de munitions pour la haute intensité
La COVID-19 résulterait d’une fuite de laboratoire, selon un rapport américain
Les réserves de change de la Chine ont diminué de 51 milliards de dollars en février
Taïwan
Taiwan Independence vs. Unification with the Mainland
Taiwan’s KMT hopes for elections boost after China trip
Why Chinese AI and semiconductors could fall decades behind under US chip ban ‘blitz’
Why is unification so unpopular in Taiwan? It’s the PRC political system, not just culture

Parus depuis :
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Semi-conducteurs : « C’est bien une guerre industrielle et commerciale qui se joue dans le camp occidental » (2023-03-31)
China bans US chipmaker Micron from vital infrastructure projects (2023-05-22)
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2 commentaires à L’invasion de Taïwan par la Chine continentale

  1. André Joyal dit :

    Comme toujours, en l’absence de barbe à papa rose, le bulletin est passionnant.

    • Jean-Pierre Martel dit :

      En cliquant sur ‘Publier’, je me suis demandé : “Est-ce qu’il y a quelqu’un, quelque part, qui va se donner la peine de lire un texte aussi élaboré ?”

      Merci, monsieur Joyal, de vous avoir donné cette peine.

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